Épilogue

Nous voilà de retour au Québec après 110 jours hors de la maison. Merci à vous tous qui vous êtes intéressés à notre aventure, ça nous a permis de nous sentir près de notre monde… 🙂

Quelques statistiques sur notre voyage:

  • 106 nuitées (excluant l’aller et le retour en Asie)
    • 32 en Inde; 23 au Népal; 36 en Chine; 15 au Japon
  • 61 séjours distincts, soit une moyenne de 1,75 nuitées par séjour
  • 988 km parcourus à pied
    • 215 en Inde; 270 au Népal; 325 en Chine; 178 au Japon
  • 246 heures dans 69 segments de transports distincts
    • 75h de train en 22 segments
    • 52h de bus en 19 segments
    • 62h de bateau sur 12 segments
    • 27h de voiture/jeep sur 7 segments
  • 15 kg de bagage chacun
  • 28 lbs perdues, à deux, malgré bien des kilos de riz ingérés…
  • Environ 9 500 « vues » de notre blogue
  • Plusieurs belles rencontres, des fous rires, 3-4 ampoules et des courbatures, un empoisonnement alimentaire et surtout beaucoup de plaisir! 😉

Quelques impressions par pays

Inde: les couleurs, la chaleur de l’accueil, la spiritualité, la fluidité chaotique, la diversité et les inégalités.

Népal: l’immensité des paysages, la nature sauvage, la mysticité de la montagne, la nonchalance du moment présent, la bienveillance et la générosité.

Chine: la démesure, l’héritage culturel, le contrôle, l’homogénéité d’un peuple et la diversité des paysages, le progrès impitoyable, la rudesse et la gentillesse.

Japon: la rigueur, la bienséance, les traditions, le raffinement, la gastronomie et l’élégance.

Photos 360

Voici quelques photos 360 que nous n’avions pu insérer dans nos articles:

Shibuya crossing #1, Tokyo, Japon
Shibuya crossing #2, Tokyo, Japon
Ryokan, Fujikawaguchiko, Japon
Torii d’Itsukushima, Miyajima, Japon
Tokyo Skydeck, Japon
Temple Sensò-ji, Tokyo, Japon
Bund, Shanghai, Chine
Pudong, Shanghai, Chine
Chongqing, Chine
Place Tiananmen, Beijing, Chine
Parapente #1, Pokhara, Népal
Parapente #2, Pokhara, Népal
Circuit des Annapurna, #1, Népal
Circuit des Annapurna #2, Népal
Circuit des Annapurna #3, Népal
Circuit des Annapurna #4, Népal
Circuit des Annapurna #5, Népal

Voilà pour ce voyage en Asie en 2019. On se retrouve pour un prochain voyage… et si c’est le vôtre, il nous ferait plaisir de suivre votre blogue!

Si vous souhaitez lire les articles en ordre chronologique, cliquez ici

Liens vers nos blogues du voyage en Namibie (2013) et du voyage au Moyen-Orient (2015).

Bons voyages!

Annie et François 🙂

Kyoto

Déjà qu’il est difficile de ne pas inverser les syllabes des mots japonais, voilà qu’ils ont un Tokyo et son anagramme Kyoto…

Kyoto, donc, est l’ancienne capitale du Japon. Aujourd’hui elle en est considérée comme la capitale culturelle et est de beaucoup plus petite taille avec environ 1,5M d’habitants.

La ville est aussi connu pour son environnement japonais plus « traditionnel » et compte une multitude de temples, sanctuaires et autres jardins.

Peu après notre arrivée, nous sommes d’ailleurs allés visiter une magnifique forêt de bambous, situé tout près d’un quartier sympathique de boutique et de petits restaurants.

Nous avons également passé un bon moment dans le « temple d’or » de Kinkaku, l’un des plus beaux aménagement du genre de notre voyage. Par contre, peu après notre arrivée au temple, l’arrivée d’un groupe de touristes chinois nous a soudainement propulsés quelques semaines plus tôt et nous a rappelé à quel point les japonais sont polis et discrets…

Kyoto est aussi une ville qui propose une gastronomie variée et nous y avons fréquenté un resto de sushi « sur convoyeur », un resto de tempura avec une superbe terrasse le long du canal, et du « street food » dans le marché de Nishiki. Comme à Tokyo et dans d’autres villes japonaises, nous y avons aussi constaté la présence de nombreuses bannières de boulangerie/pâtisseries à la française avec des noms aussi très français et qui propose des produits de très bonne qualité.

Autre particularité culinaire japonaise: de nombreux restos présentent leur plat en vitrine, scellés sous époxy… pas très attirant…

Nous nous sommes également baladés dans le quartier Gion qui est censé être le quartier des geishas et qui est composé de jolies petites rues et de petits canaux.

Non loin de là, une belle grande pagode se présentait au soleil couchant.

Visite également du sanctuaire de Fushimi Inari-Taisha où s’alignent des kilomètres de torii oranges (il y en aurait environ 10 000), chacun commandité par une compagnie ou un individu fortuné. La balade dans ce beau parc est agréable et les torii offrent des perspectives intéressantes et changeantes selon l’éclairage.

Plusieurs rues commerçantes offrent aussi une panoplie de bibelots, d’artisanat local, de denrées comestibles (les japonais semblent raffoler de friandises et autres délicatesses, emballées et présentées avec beaucoup de goût) et de boutiques de vêtements et de produits de luxe.

Kyoto est une jolie ville, où il y a beaucoup à voir, et qui attire le plus de touristes étrangers au Japon. Cette forte présence touristique est souvent perçue négativement dans les guides et sites sur le Japon mais nous ne l’avons pas trop ressentie.

Départ en train pour le petit village de Fujikawaguchiko, près du mont Fuji, dernière étape avant de retourner vers Tokyo d’où nous rentrerons à Montréal… plus que quelques jours à notre aventures asiatique!

Naoshima et Teshima

À un peu moins de deux heures d’Hiroshima, au sud d’Okayama, une série d’îles dont l’activité économique étaient la pêche artisanale, se sont recyclées en sites d’art contemporain.

Nous avons visité les deux principales, Naoshima et Teshima et n’avons pas regretté le détour!

En soi, ces petites îles ont l’allure des petits villages du Maine avec leur ports tranquilles.

À notre arrivée à Naoshima, une citrouille rouge de Yayoi Kusama (celle qui expose à Shanghai) souhaite la bienvenue aux passagers des traversiers et aussitôt à terre toute la structure d’accueil est orientée vers le tourisme artistique. Il est très facile de s’orienter et un guide très bien fait contient toutes les infos sur les activités et les horaires de bus et de traversiers et des préposés sont localisés aux endroits stratégiques pour aider les visiteurs.

À Naoshima où nous avions pris une chambre dans un guesthouse qui prêtait des vélos, le village voisin propose un circuit de « maisons d’art » où des résidents ont transformé leur maisons en installations artistiques originales et un peu hétéroclites. Certaines proposent des installations typiquement japonaises avec de jolis jardins alors que d’autres proposent des environnements plus éclatés et originaux. Il est malheureusement interdit de prendre des photos dans presque tous les sites de ces îles.

L’île héberge aussi des musées dont le magnifique Chichu Art Museum dont l’architecture est une œuvre d’art en soi, mais qui contient aussi de très belles pièces, ainsi que le Benesse House Museum.

Le lendemain de notre arrivée, nous avons traversé à Teshima où le clou de notre visite aura certainement été le Teshima Art Museum qui propose une installation d’une simplicité désarmante mais d’une grande beauté. Essentiellement, le visiteur entre sous un grand dôme en béton dont le sol, couvert d’une fine couche hydrofuge, laisse percoler de petites gouttes d’eau qui glissent, se joignent et forment les flaques sur la surface bétonnée.

Nous réalisons que cette description ne rend sans doute pas justice à l’oeuvre mais l’expérience est d’une grande beauté et nous aurions pu rester des heures à observer le jeu des gouttes évoluant sous ce grand dôme blanc.

Deux belles journées dans des décors splendides, dont nous revenons avec peu de photos mais avec plein de souvenirs. Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’interdiction de photographier change complètement l’approche des visiteurs et nous force à apprécier notre environnement plus calmement, la tête hors de nos appareils électroniques.

Afin de couper le trajet, nous dormons à Okayama d’où nous prendrons le train vers Osaka le lendemain…

Hiroshima et Miyajima

Hiroshima est une ville agréable, entourée de collines, et forcément marquée par sa tragique histoire. Son touchant musée est situé tout près de l’épicentre de l’explosion nucléaire et il relate de façon poignante l’histoire d’hommes, de femmes et d’enfants dont les vies ont été détruites par la catastrophe.

Au musée, l’accent est mis principalement sur la paix et on évite intelligemment les pièges du jugement, relatant les faits de façon apparemment juste mais bouleversante. Une visite incontournable, qui donne parfois froid dans le dos et qui nous rappelle la force destructrice des armes inventées par l’homme.

Tout près du musée, à quelques centaines de mètres sous l’épicentre (l’explosion a eu lieu juste au dessus du sol), les étonnantes ruines d’un building faisant partie des quelques rares à ne pas avoir été complètement rasés. Il hébergeait des foires marchandes et était un lieu d’activité commerciale de la ville quand l’explosion est venue tout souffler, laissant toutefois le squelette de sa coupole exposé. Une petite poignée de buildings sont ainsi restés partiellement debout mais seul le « dôme de la bombe A » a été conservé, cruel rappel d’un événement qui aura coûté la vie, directement ou indirectement, à environ la moitié des 340 000 habitants d’Hiroshima.

Le lendemain, avec Geneviève, nous nous sommes dirigés en bateau vers Miyajima, petit village de l’île d’Itsuku, considérée comme l’un des trois plus beaux sites du Japon. En arrivant à Miyajima, un temple sur pilotis est gardé par une immense arche (« torii ») qui se trouve sur la grève à marée base, et dans l’eau à marée haute.

L’île est parcourue de sentiers pédestres qui s’enfoncent dans une forêt hébergeant des cerfs peu farouches. Nous en avons profité pour faire l’ascension du mont Misen, nous arrêtant pour pique-niquer en chemin. Une belle et exigeante randonnée qui nous aura ramenée au village pour le coucher du soleil, dans la baie où le torii resplendissait sous la lumière de cette belle fin de journée.

Après un souper d’Okonomiyaki (sorte d’omelette farcie) dans un petit resto de l’île, nous sommes rentrés à Hiroshima. Le lendemain, Geneviève devait malheureusement retourner à Tokyo et nous nous sommes laissés, bien heureux de ces quelques 6 jours à visiter le Japon ensemble… 🙂 xxx

De notre côté, départ pour Naoshima, l’île des arts…

Tokyo

Dernière étape de notre périple asiatique, le Japon était un petit cadeau que nous nous sommes offert. Cadeau car nous savions que ce serait le moins challengeant des 4 pays visités mais aussi car nous nous sommes offerts les services d’un guide pour visiter Tokyo 😉

En effet, nous nous sommes synchronisés avec Éric, qui développe le marché japonais pour Ixiasoft depuis quelques années, pour être à Tokyo en même temps. Et Geneviève a pu se libérer de son horaire de ministre pour accompagner Éric et venir avec nous à Hiroshima par la suite.

Ce fut donc avec grand bonheur que nous avons retrouvé Éric et Geneviève à l’hôtel à Tokyo l’après-midi de notre arrivée. Nous sommes repartis presqu’aussitôt pour une soirée « Lost in translation » (pour ceux qui ont vu le film), visitant le fameux bar de l’hôtel Hyatt et un des restaurants du film, où nous avons mangé un Shabu Shabu, variante japonaise de la fondue chinoise (ou du « hot pot ») mais avec la fameuse viande wagyu très persillée, le tout servi avec tout un protocole. Annie, qui n’aimait pas le saké chaud qu’on sert à Montréal, y a aussi découvert que finalement, elle aime le « vrai saké »! 😉

Quelques heures à peine après être arrivés au Japon, le contraste avec la Chine était déjà frappant. Tout d’abord, le silence : dans les trains, le métro, sur la rue… personne ne se sert d’un téléphone en « main libre » (en fait les téléphone doivent être réglés en mode silencieux dans les transports), personne ne parle fort.

Puis, la propreté : les japonais essuient régulièrement les rampes des escaliers roulant, ne crachent jamais par terre et les hôtels sont généralement pourvus d’un « onsen », sorte de spa qui a aussi fonction de bain public et où ils se lavent abondamment, avec beaucoup de savon et de mousse, avant de prendre un bain chaud et/ou un sauna. L’eau du robinet est potable!

Enfin, la politesse : jamais nous ne sommes bousculés (par un japonais) malgré la densité de la foule. Jamais un japonais ne se faufilera dans une ligne d’attente (ou s’il le fait, il demandera la permission en se pliant en deux et c’est qu’il n’aura probablement pas le choix) et de nombreuses formules de politesse seront toujours utilisées pour s’adresser à quelqu’un.

Petit rituel observé dans les trains: le contrôleur entre dans le wagon, se place en bout de wagon face aux voyageurs et annonce avec formalité qu’il va passer contrôler les billets, le fait et une fois le wagon contrôlé revient devant nous et salue en abaissant le tronc avant de repartir vers le wagon suivant. De façon similaire, les préposés à l’accueil d’un hôtel pourront vous accompagner jusqu’à l’ascenseur et effecteur le même salut en restant penchés jusqu’à fermeture des portes.

Étonnamment, la circulation est relativement faible au Japon. Considérant la population de Tokyo, nous n’y constatons aucun bouchon. Le coût de posséder et d’opérer une voiture en est sans doute la raison. Conséquemment, les transports en commun sont beaucoup utilisés et sont très efficaces et la foule y est nombreuse, tout comme sur les trottoirs des rues très fréquentées. D’ailleurs, notre hôtel était situé à deux pas de Shibuya Crossing, où Éric et Geneviève nous ont amené dès notre premier soir, et l’intersection mérite son titre de plus achalandée au monde!

Éric et Geneviève nous ont concocté un horaire bien ficelé et pour notre deuxième journée nous sommes allés visiter le temple Senso-Ji, où nous avons observé le rituel de purification japonais… et nous sommes aussitôt dépurifiés avec du « street food » près du temple 😉

Ensuite, petit tour de bateau sur la rivière jusqu’à un très beau parc, Hamariku, où nous nous sommes arrêtés pour un thé servi avec le cérémonial japonais. Puis nous sommes rentrés en passant par l’ancien marché aux poissons, en voie d’être relocalisé pour faire place à une voie d’accès.

En soirée, nous sommes allés souper dans un « barbecue japonais » (ou coréen selon Éric), nom qui ne rend toutefois pas justice à l’excellent repas accompagné d’aussi bons sakés. Encore une fois, tout un cérémonial accompagnait le repas et le chef taillait et perforait devant nous les pièces de wagyu avec les outils et la dextérité d’un chirurgien et la grâce d’un artiste.

Vous aurez compris que le Japon est une expérience gastronomique d’un raffinement que nous n’avions pas beaucoup connu depuis le début de notre voyage. Bien sûr, les bonnes adresses d’Éric auront largement contribuées à la chose…

Il faut savoir qu’un « bon » restaurant japonais se spécialise habituellement dans un type très précis de cuisine. Nous sommes même allés dans un resto qui ne fait que des soupes (« ramen ») que l’on commande à un automate à l’entrée et qui nous sont servies dans un petit isoloir, sorte de confesse gastronomique 😉…

Jour 3: Visite de l’immersive et impressionnante exposition « Team lab bordeless », grimpette au sommet du Skydeck, apéro chez Luci, une amie d’Éric et Geneviève qui travaille à Tokyo, et souper en sa compagnie dans un resto un peu plus touristique mais qui nous a offert tout un spectacle, tendant les plats sur de longues « palettes à pizza ».

Jour 4: promenade dans un joli jardin et visite du musée Gibli (célèbre studio d’animation japonnais) avec Nobu, directeur de la filiale japonaise d’ixiasoft et souper dans un très sympathique resto de quartier près de chez Nobu.

Vous aurez aussi compris que ces quelques jours à Tokyo auront été bien remplis mais pour nous ce fut un très grand plaisir que de les passer avec Éric et Geneviève et de nous « laisser organiser » pendant quelques temps, sans avoir à nous préoccuper de planifier nos visites et nos transports. Après 3 mois, cette étape aura été un vrai beau petit cadeau.

Merci Éric, merci Geneviève ! 🙂 xxx

Départ le lendemain pour Hiroshima avec Geneviève mais sans Éric qui devra justifier son déplacement et travailler un peu ;-).