Tour des Annapurna

  • Durée: 13 jours
  • Distance marchée: 180 km
  • 3 randonneurs – nous et notre ami Mauricio 🙂  ; 1 guide; 1 « porteur »
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Nous avons quitté Katmandou en bus pour rejoindre l’Aire de conservation de l’Annapurna où nous avons changé de monture pour un 4X4 à Besisahar. Compte tenu de la durée du trek, nous avons prévu commencer à marcher à partir de Jagat qui est un peu plus haut sur le circuit. Techniquement la randonnée peut commencer dès Besisahar mais nous n’étions pas déçus de passer en véhicule cette première section qui n’était pas la plus intéressante.

Aperçu d’un segment de route et de l’intérieur du 4X4.

Le circuit de l’Annapurna suit, pour sa plus grande partie, des rivières qui coulent au fond de vallées. Le circuit tourne autour de la chaîne des Annapurna qui est composé de 6 sommets. L’Annapurna I culmine à 8 091 m ce qui en fait le 10e plus haut sommet du monde. Il est aussi possible de voir vers l’est le Manasulu (8 156 m) et de nombreux pics de plus de 7 000 m.

Mais entre Besisahar et Jagat, la rivière fait l’objet de travaux imposants et on (pricipalement les chinois) y construit des centrales hydroélectriques qui gâchent le paysage et qui apportent un flot important de camions et de machinerie. Nous étions donc heureux de commencer la randonnée dans une zone plus paisible, bien que nous ayons quand même croisé plus haut quelques équipes chinoises qui prospectaient pour d’autres projets hydroélectriques. L’environnement hostile de la haute montagne préservera sans doute encore un peu sa quiétude mais il est malheureusement à prévoir que ces projets continueront de progresser vers l’intérieur de l’Aire dite de « conservation »… Les chinois sont avides d’énergie et les népalais très dépendants de leur puissant voisin.

Malgré cela, les paysages qui s’offraient à nous et qui se transformaient constamment au fil de notre tour de la chaîne de montagne, restent parmi les plus sauvages et les plus époustouflants que nous ayons vus.

Nous étions donc 3 randonneurs : Annie, François et Mauricio accompagnés de notre guide Phuri à qui nous avions demandé le soutien d’un porteur. Phuri ne pouvant effectuer tout le trajet avec nous, il a plutôt retenu les services de son grand copain Chhongba, guide lui aussi, et qui terminera le trek avec nous.

Nous avons donc porté la grande majorité de notre équipement mais avons chacun confié quelques éléments à nos guides afin d’alléger le tout. Sans cette aide, il nous aurait fallu être plus économe sur le poids mais pour ceux qui se poseraient la question, il est tout à fait pensable d’effectuer le trek en « autonome », en gardant l’équipement autour de 10-12kg / personne.

Le circuit de l’Annapurna est un long sentier (avec quelques variantes) qui traverse une succession de petites bourgades où de nombreux « Guest houses » (ou « Tea houses ») accueillent les randonneurs avec des chambres modestes mais habituellement propres et confortables. La variété des menus et la présence de douche dépend de l’altitude…

Les villageois sont généralement accueillants et ceux qui ne sont pas employés de Guest houses sont habituellement des fermiers qui cultivent de petits champs, souvent spectaculairement étagés à flanc de falaise, ou qui élèvent du bétail.

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Nous croiserons souvent durant notre randonnée des vaches, des chèvres, des chevaux, des poules, tant dans les villages que le long (ou au milieu) du sentier.

Dans les villages, plusieurs enfants adorables nous saluent souvent d’un timide « Namasté! »

Bien que le paysage soit souvent aride, certaines sections du circuit s’enfoncent dans des forêts luxuriantes et nous avons eu la chance d’y être à la période de l’année ou les rhododendrons étaient en fleurs, et ici les rhodos sont d’immenses arbres magnifiques. Nous avons aussi croisé un petit groupe de Yaks qui broutait en pleine forêt.

Parfois, le sentier doit traverser la rivière pour atteindre un flanc moins escarpé et la traversée s’effectue généralement sur des ponts suspendus, souvent spectaculaires.

Le circuit est globalement en deux sections. La première longe la chaîne des Annapurna par l’est et monte graduellement vers le col de Thorong, au nord, et qui culmine à 5 416 m. La seconde portion redescend du col par le côté ouest de la chaîne. Le circuit ne ferme pas complètement la boucle et habituellement, les randonneurs reprennent un 4X4 au sud ouest de la chaîne pour rejoindre la ville de Pokhara.

Mais la grande surprise de notre randonnée fut la présence de neige. Et pas que pour nous, car les népalais n’avaient pas vu telle quantité de neige depuis une quinzaine d’année. Normalement la majorité du circuit est sur terre battue et ce n’est qu’en approchant du Col de Thorong que la neige apparaît. Or, cette année, la neige était présente dès 2 500 m, c’est à dire dès notre deuxième jour de marche. Et à partir du troisième jour, nous marchions dans une neige épaisse et qui cédait régulièrement sous notre poids. Les villages étaient souvent presque déserts car les habitants s’étaient réfugiés plus bas et les nouvelles nous parvenaient des quelques groupes devant nous que le Col était impraticable.

Nous avions donc le choix de nous arrêter un peu avant le Col dans l’espoir qu’il se dégage suffisamment pour passer ou rebrousser chemin et contourner la chaîne par le sud pour reprendre le trek du côté ouest. Alors que nous envisagions nos options à la terrasse d’un Guest house, le bruit sourd des avalanches (que nous avons pu ensuite apercevoir sur les flancs environnants) nous a convaincu de ne pas forcer la note, sachant que la descente de l’autre côté du Col était particulièrement exposée aux avalanches.

L’entrée dans le village de Chame avait d’ailleurs été prémonitoire car nous avons dû accéder au village par une tranchée d’une dizaine de mètres qu’une pelle mécanique venait de terminer dans la coulée d’une avalanche qui coupait la route et isolait le village depuis une dizaine de jours.

Un peu plus haut, tragiquement, pendant la tempête une avalanche a emporté un guide et son client dont les corps qui venaient d’être retrouvés reposaient le long du sentier lorsque nous sommes arrivés à Upper Pisang.

Nous avons donc poussé jusqu’au village de Manang d’où nous pouvions apercevoir une autre section de la chaîne, puis rebroussé chemin pour reprendre un 4X4 plus bas vers la portion ouest du circuit où nous avons fait une boucle qui nous aura permis de monter au sommet de Poonhill au petit matin et de reposer nos muscles dans les eaux thermales de Jhuni.

A travers cette belle aventure, nous avons appris à connaitre nos deux guide Sherpa: Phuri le volubile qui nous a raconté sont enfance près de l’Everest et Chhongba le réservé mais au rire communicatif que nous avons initié au Yum et qui en est devenu adepte (nous avons créé un monstre !).

Aussi, quelques belles rencontres: Richard, un anglais-allemand-australien qui parcoure le monde depuis 35 ans; Danielle, une sage-femme québécoise de 72 ans qui gravissait à son rythme le sentier tout en répandant sa bonne humeur; un jeune allemand rencontré à Upper Pisang qui a attendu quelques jours et qui a sans doute été un des premier à traverser le col avec des « locaux »; un jeune couple sympathique que nous avons retrouvés à Pokhara après le trek et avec qui nous avons partagé un repas et cet autre couple espagnol qui était ravis que nous leur offrions de partager un 4X4 et que nous avons aussi retrouvés à Pokhara. Et aussi Josh de Vancouver, croisé l’espace de quelques secondes et qui s’est improvisé « best buddy » de François.

En conclusion, malgré le froid qui nous incommodait un peu le soir dans les Guest houses mal (ou pas) chauffés, les trop fréquents Dal Bhat 😉 et le changement de plan improvisé, nous avons été gâtés par des paysages à couper le souffle que la présence de cette neige exceptionnelle rendait encore plus impressionnants. Certains font ce circuit sans neige et dans des conditions plus chaudes mais ne peuvent apprécier les paysages à cause de la pluie ou de la brume. Nous aurons eu la chance de profiter des paysages par temps clair tous les matins bien que le temps se couvrait souvent un peu en après-midi.

Après 12 jours de marche en terrain souvent accidenté, parfois dans des « escaliers » de milliers de marches en pierres inégales, dans la boue, la neige et la pierraille, nous revenons de cette randonnée avec de superbes souvenirs de l’Annapurna, les genoux un peu usés (vive les genouillères!), les muscles un peu fatigués (mais moins qu’on s’y attendait), les pieds ampoulés pour certains, mais contents et fiers de notre expédition.

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Merci encore à Mauricio de nous avoir grandement simplifié la vie en nous apportant (et en ramenant) notre équipement de randonnée et avec qui nous avons partagé cette belle aventure qui marquait pour lui un moment symbolique de sa vie professionnelle.

Après le trek, nous avons rejoint Pokhara, mais ça ce sera l’objet de notre prochain texte…

A bientôt!

Détail de la randonnée:

Jour #DépartAlt (m)ArrivéeAlt (m)Dist (km)Temps
1Jagat    1 330Dharapani   1 96024,005:30
2Dharapani    1 960Chame   2 71016,504:50
3Chame    2 710Upper Pisang   3 31021,407:20
4Upper Pisang    3 310Manang   3 54016,804:20
5Manang    3 540Upper Pisang   3 31015,803:15
6Upper Pisang    3 310Chame   2 71021,403:00
7Chame    2 710Dharapani   1 96017,503:45
8Dharapani    1 960Pokhara   1 400      Trajet en 4X4
9Hile    1 500Ulleri   1 9603,001:30
10Ulleri    1 960Gorephani   2 8609,003:10
11Excursion matinale à Poonhill   3 2102,801:00
11Gorephani    2 860Chuile   2 24512,203:45
12Chuile    2 245Jinhu   1 7808,002:40
12Excursion aux bains thermaux   1 6503,001:00
13Jinhu1780Ghandruk   1 6663,300:55
Total174,722:00

Bye bye Inde, bonjour Népal!

Nos quelques jours à Rishikesh nous ont fait beaucoup de bien mais il fallait reprendre la route et nous avons donc fait le trajet vers New Delhi en bus (6h30 de jour) où nous n’avons passé qu’une nuit avant de prendre notre vol vers Katmandou.

Comme nous repasserons par Delhi pour nous rendre en Chine à la fin du mois et que nous y serons un peu plus longtemps, nous en reparlerons.

Nous sommes donc à Katmandou en préparation pour notre expédition de 2 semaines dans les Annapurna.

À notre arrivée, après avoir fait nos visas et récupéré nos bagages, Phuri, notre guide, nous attendait avec sa petite affiche « Annie et François ». Il est charmant et pour l’anecdote, son nom de famille est Sherpa… oui, oui, ici beaucoup de gens ont leur ethnie comme nom de famille. Notre sherpa est donc un vrai Sherpa!

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Katmandou est une ville sympathique où les touristes déambulent en attendant leur départ (ou au retour) d’expédition. Les rues du quartier touristique, Thamel, hébergent des boutiques qui offrent toutes les grandes marques de plein air (North Face, Colombia, etc) mais tout y est contrefait avec un niveau de détails à s’y méprendre.

De nombreux cafés et restaurants offrent la cuisine locale et internationale et le soir les bars attirent une jeune clientèle qui profite de la tolérance au ganja (cannabis) pour fêter un peu.

Nous avons pu visiter un intéressant temple décoré de ces grandes banderoles de drapeaux « à la tibétaine » qui sont censées libérer leurs installateurs des conséquences de leurs mauvaises actions et purifier leur karma.

Nous avons aussi fait l’expérience du retour du temple en bus collectif, une petite fourgonnette bondée et qui nous a déplacé de quelques kilomètres pour 50 cents… pour 3 personnes…

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Après avoir raté sa correspondance en Chine pour avoir encore réussi à « faire fermer » un aéroport pour cause de mauvais temps (chacun son karma), Mauricio est arrivé avec une dizaine d’heures de retard, un peu fatigué mais souriant et prêt à entamer sa retraite avec une de ses activités préférées. On t’accroche une banderole Mauricio?

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Aujourd’hui nous avons complété les achats des trucs qui nous manquaient pour le trek et nous sommes allés nous baigner de l’ambiance (intense) de Shivaratri, grande fête en l’honneur de Shiva et qui est fortement souligné à Katmandou, attirant de nombreux pèlerins et Sadous.

Nous partons en randonnée demain matin. Les communications seront limitées et il est peu probable que nous publiions d’articles avant la fin du trek.

On se retrouve dans une quinzaine de jours!

Soyez sages 😉

Rishikesh

Nous avons quitté Varanasi par avion jusqu’à New Delhi et avons pris un taxi directement de l’aéroport pour le village de Rishikesh, situé à 6h de route au nord-est de Delhi, au pied de l’Himalaya.

Notre chauffeur se prenait pour un pilote de course et déjà que la conduite est chaotique ici, disons que le trajet ne fut pas reposant… au milieu du trajet, il a même coupé à travers un champs pour éviter un bouchon. Annie aura poussé quelques « Oh seigneur! » le long de ce trajet… 😉

Un congrès international de yoga qui approchait a créé beaucoup de demande à Rishikesh et tous les ashrams étaient pris… nous devrons donc revenir pour vivre l’expérience…

Nous avons ainsi réservé 2 nuits dans le village même, dans un hôtel « classique », suivi de 4 nuits dans un centre de yoga et méditation, isolé dans les montagnes, à une quinzaine de km de là.

Rishikesh est un village qui borde le Gange mais le fleuve est ici bien différent de ce qu’il est à Varanasi car nous sommes plus près de sa source est il est conséquemment moins pollué et l’eau est plus vive. Le rafting est d’ailleurs une activité prisée ici ainsi que quelques autres activités extérieures.

Le tourisme y est composé d’un mélange d’adeptes du yoga (les Beatles ont popularisé l’endroit dans les années 60 et on y rencontre beaucoup d’occidentaux) et d’amateurs de sensations fortes et de plein air. Deux ponts suspendus traversent le Gange et forment un circuit qui connecte les rues riveraines où des boutiques offrent de la marchandise similaire aux bazars traditionnels mais aussi des excursions dans les environs.

La circulation sur les ponts suspendus est dense et les piétons doivent s’y frayer un chemin entre les vaches et les motos, le tout pendant que la structure ondule sensiblement sous le poids de cette circulation.

Rishikesh sera notre lieu de ressourcement avant le Népal. Le centre de yoga où nous terminons notre séjour correspond finalement parfaitement à notre besoin de repos de l’agitation et de l’intensité indienne. C’est d’ailleurs le premier lieu où nous pouvons respirer de l’air pur. Le site est paisible et le chef y prépare des plats sains et savoureux (nous avons été 100% végétariens depuis notre arrivée en Inde).

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Bref, rien de bien aventureux ici mais une belle pause avant nos semaines de trekking.

Il pleut aujourd’hui (première « vraie » pluie du voyage) et la nature est apaisante… nous vous laissons, c’est l’heure du yoga…

Namasté !

Varanasi

Commençons par la conclusion, nous avons adoré Varanasi !

Bien que tous les guides et sites sur l’Inde mettent en garde le visiteur contre les possibles arnaques à Varanasi, surtout autour des temples, ceci nous a beaucoup moins incommodé qu’à Pushkar, peut-être parce que nous y étions préparés. Nous avons plutôt été séduits par sa magie.

La « vieille ville » de Varanasi (Bénarès) borde le Gange et est un dédale de petites allées piétonnières (ou presque, car les motos et scooters y circulent mais pas les tuk-tuks et autres plus gros véhicules).

Depuis notre arrivée en Inde, nous constatons qu’un trajet en voiture avec Uber (ou son équivalent local OLA) coûte environ 25% de moins que le même trajet négocié pour un tuk-tuk… Comme quoi Uber ne bouscule pas que les modèles économiques en place en Amérique. Résultante : la sollicitation la plus agressive dans les villes provient des chauffeurs de tuk-tuks qui se battent pour les clients.

La vielle partie piétonnière de Varanasi est donc exemptée de cette sollicitation et de ce bruit, ce qui est appréciable.

Varanasi/Bénarès serait une des plus vieilles villes habitées (de façon ininterrompue) au monde. Et on sent cette activité incessante, notamment dans les crémations à ciel ouvert qui se succèdent sans fin sur les bords du Gange. Car si on est incinéré à Varanasi, on court-circuite le cycle de la réincarnation et on accède directement au Moksha (Nirvana). Si bien que des dépouilles sont acheminées constamment vers Varanasi, puis à travers les rues étroites vers le Gange, sur des brancards en bambous et enveloppés d’un linceul. On y effectuerait de 200 à 300 crémations quotidiennement. Les cendres sont plus tard disséminées dans les eaux du fleuve. Nous avons assisté à ce rituel qui pourrait paraître un peu troublant mais qui au final est étonnamment simple et accessible…

Varanasi est une des 7 villes saintes (ou sacrées) d’Inde et une foule incessante de pèlerins s’y rendent pour honorer Shiva (déesse de la fertilité), se purifier dans le Gange ou pour procéder à un rituel funéraire.

Mais à tous les 12 ans a lieu la Kumbh mela à Alahabad, juste à côté de Varanasi, et encore plus de pèlerins et de Sadhous se rendent à Varanasi pendant et après Kumbh mela et c’était précisément au moment où nous y étions. Quelle chance! De plus nous étions à la veille de Shivaratria (fête de Shiva), qui aura lieu le 4 mars et que nous pourrons voir à Katmandou. Bref beaucoup d’action et d’animation à Varanasi…

Les Sadhous qui se sont installé graduellement sur les bords du Gange pendant ces quelques jours, sont des moines qui renoncent à toute forme de possessions matérielles pour se consacrer à une stricte discipline spirituelle. Certains sont nus (les Naga Baba) et se couvrent de cendres. Il semble aussi qu’une proportion non négligeable soit composée de personnages aux passés troubles qui recherchent davantage les économies des pèlerins que la quête spirituelle mais plusieurs sont aussi d’authentiques hommes de foi qui enseigne la voie du Sadhana. Nous aurons eu l’occasion d’échanger avec l’un deux, fort sympathique et qui nous a montré des photos et correspondances de plusieurs de ses « élèves » à travers le monde… (Comme vous pouvez le constater, François a trouvé sa nouvelle voie grâce à ce Sadhou. ;-))

Pendant ces 3 journées à Varanasi, nous aurons passé de longs moments à observer la vie au bord du Gange, où on y lave au petit matin les corps et les draps dans une eau boueuse, et aussi à nous promener dans les ruelles de la ville.

Nous avons fait de belles rencontres avec un propriétaire de bateau (on ne peut faire 100 pas sur les rives du Gange sans se faire offrir un tour de bateau) qui a épousé une japonaise et dont le cœur était déchiré entre ces deux pays et ces deux cultures si différentes. Nous y aurons aussi fait connaissance avec un gérant de guesthouse adorable et plein d’humour ainsi qu’avec un jeune guide illettré mais parlant très bien 6 langues (hindi, anglais, italien, espagnol, français et hébreu) et qui nous a fait visité sa ville avec passion.

Nous avons aussi découvert un petit bijou de restaurant sur le toit d’un guesthouse où Emi, une bretonne qui a adopté l’Inde il y a une dizaine d’année, et son mari indien ont créé un savoureux menu combinant plats locaux et pâtisserie française. Le local est aussi un îlot de fraîcheur où nous avons pris le temps de causer politique indienne avec Emi un après-midi.

Bref, beaucoup de belles découvertes et de riches rencontres à Varanasi que nous avons adoré! (oui oui on vous le redit ici ;-))

Nous y étions arrivés par train de nuit (10 heures), un peu fatigués et sans dire que nous nous y sommes reposés, nous y avons puisé une certaine énergie.

Nous en sommes repartis par avion direction Delhi où nous n’avons fait que passer car nous sommes repartis directement de l’aéroport pour 6 heures de taxi vers Rishikesh… mais ce sera là le sujet d’un autre article…

A bientôt…