Udaipur

Nous avions le choix entre 16 heures de train ou l’avion pour Udaipur… désolé pour le Pacte mais l’avion ce fut…

Que ce soit à Mumbaï ou à Udaipur, nous sommes étonnés du faible nombre d’occidentaux que nous croisons. A part dans les lieux très touristiques, nous sommes généralement les seuls « blancs » dans la foule. Et même dans les endroits très fréquentés, le touriste est généralement indien.

Cela dit, l’agent de voyage que Mauricio et Marie-Josée nous avait recommandé à Udaipur (merci à vous deux :-)), et avec qui nous avons réservé plusieurs segments de train (très compliqué de réserver les trains par nous-mêmes ici), nous confiait que le tourisme étranger est en forte baisse depuis 3 ou 4 ans…

Udaipur est reconnue comme la ville romantique. Une forte tradition de mariages dans les jardins du City Palace y est sans doute pour beaucoup. Il est vrai que les abords des lacs artificiels favorisent le flânage en amoureux… sans trop se minoucher car c’est mal vu 😦

Par contre, le trafic incessant et intense dans les petites rues de la ville, particulièrement les motos, scooters et rickshaws qui pullulent, rend l’expérience un peu moins romantique… on ne peut pas tout avoir…

C’est aussi notre premier contact avec de vrais « marchands du temple » qui ont tous la même histoire… tout en s’empressant de nous dire de ne pas croire les autres, qui nous diront la même chose, car seule la leur est vraie! Ils ont tous un grand-père qui a peint les oeuvres du palais, ils sont tous la seule coopérative d’artisans, etc…

Mais malgré cela, on se plait bien à bavarder avec eux et ils ne sont pas trop insistants pour nous vendre leur artisanat et il faut dire que le manque de touristes nous fait ressortir fortement dans la foule bigarrée.

Comme dans tous les souks, marchés et autres bazars de la planète, on nous aborde en nous demandant d’où on vient. Et, comme nous le faisons habituellement, nous répondons un générique « Canada » qui suffit habituellement. Mais ici, dans presque tous les cas, les gens nous répondent « Oh yes, and are you from Quebec? Do you speak French? » et après avoir confirmé, certains nous demandent même si nous sommes de Montréal ou de Québec…

Pas sûr combien des vendeurs du Vieux-Montréal ou de la Rue du Trésor à Québec sauraient placer le Rajasthan sur une carte…

Autre observation plus générale, depuis le début de notre séjour, nous dirions que 90% des gens à qui nous avons eu affaire dans les commerces, restos, boutiques et autres lieux publics sont des hommes.

Alors que notre chambre à Mumbaï était ridiculement petite, nous avons déniché un hôtel charmant à Udaipur et avons pu profiter d’une magnifique et spacieuse chambre avec vue sur le lac Pichola. Plutôt romantique finalement Udaipur… et à ceux qui se questionneraient, non nous n’avons pas de grande annonce à vous faire 😉

Pour cette dernière journée à Udaipur et pour la première fois depuis notre arrivée en Inde, le voile laiteux de pollution se lève un peu et permet quelques photos plus claires. La pollution est impressionnante ici, surtout qu’elle ne se limite pas qu’aux villes et semble s’étendre sur le pays tout entier…

Départ en bus de nuit (qui a un look quelque part entre un casino et un peep show) pour Jaisalmer imminent. Durée: 12 heures ! Quel sera notre état à l’arrivée?

A+

Mumbaï

Après notre arrivée à Mumbaï décrite précédemment, nous avons sillonné la ville à pied et abouti sur Elephanta, une île accessible par bateau depuis la « Gateway of India ».

L’île est à environ 1 heure de bateau et un site archéologique composé de temples creusés dans la roche s’y trouve. Nous y avons aussi vu notre première (et non notre dernière!) vache indienne. Yé! Cette escapade nous aura permis de prendre un peu d’air et une pause de la frénésie de Mumbaï. 🙂

Avant de quitter Mumbaï, après beaucoup d’hésitations et de tergiversations, nous avons décidé d’aller visiter le « slum » (bidonville) Dharavi, 2e plus grand slum d’Asie avec environ 1 million d’habitants sur 2,2 km carrés.

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Nous rencontrons notre guide, Laxim, à la gare. C’est une jeune femme articulée qui maîtrise son sujet et fait partie d’un organisme qui organise ces visites tout en utilisant 80% des recettes pour venir en aide à la population du bidonville, notamment par des programmes d’éducation.

Notre appréhension de jouer les voyeurs est un peu réduite par le fait que l’organisme fourni l’accès à des photos de leur site mais qu’il est interdit d’en prendre pendant la visite.

Laxim nous promènera pendant 2 bonnes heures dans les dédales du slum, dans des passages parfois si étroits qu’il faut se pencher et passer un à la fois. Elle nous fera découvrir une vie très organisée, des travailleurs majoritairement saisonniers et qui quittent leurs familles et leurs terres dans l’espoir d’apporter un meilleur revenu à leur famille.

La majorité des produits sont exportés et vendus sous des marques indiennes connues mais certains entrepreneurs ont créé des marques locales au slum qui commencent à avoir une certaine notoriété.

Nous pourrions vous parler longuement des conditions de vie et de travail minimalistes  et précaires et des programmes gouvernementaux de relocalisation du slum mais notre visite aura surtout servie à modifier notre idée préconçue d’un slum uniquement peuplé de gens désœuvrés.

-« Et toi Laxim, tu vis où? »

-« Dans le slum, pas celui-ci mais un autre au nord… je fais 1h30 de train pour venir faire les visites… pour ma mère il était important que ses 3 filles ait une éducation… »

Belle rencontre…

Cliquez ici pour voir les photos de Reality Tour.

J +1.5 Mumbaï

35 000 pieds en route vers l’Inde. La musique du système de l’avion joue « Sympathie for the Devil » des Rolling Stones.

« … and I laid traps for the troubadours

Who get killed before they reached Bombay… »

Ok rien de si dramatique ne nous est arrivé mais l’appareil du deuxième segment de vol (Paris-Mumbaï) a dû être remplacé par un autre appareil réquisitionné du Japon… résultat 10 heures d’attente à Paris, mais au moins nous étions confortablement installés au salon Air France. Par contre nos bagages, eux, attendaient visiblement à la pluie car ils sont arrivés détrempés.

Au final, porte à porte, ça nous aura pris l’équivalent d’une journée et demi pour nous rendre, incluant 2 heures pour passer les douanes à l’arrivée.

L’inde est un pays où se côtoie modernité et archaïsme. La demande du « e-visa » se fait en ligne avant le départ. Tout est automatisé sauf qu’à l’arrivée, le douanier doit convertir manuellement notre e-visa en visa étampé dans notre passeport et il doit au passage prendre notre photo, nos empreintes digitales, le tout sur de l’équipement usé qui fait constamment défaut… Pas très « Lean » tout ça! 😉

La sécurité est aussi une obsession ici. Obtenir une carte SIM exige une photo de passeport et un formulaire digne du FBI, les immeubles gouvernementaux sont entourés de guérites avec des gardes armés, …

Par ailleurs les gens sont généralement gentils et sont très serviables. Par chance, on nous avait informé de leur façon d’acquiescer en dodelinant de la tête car c’est un peu troublant au début…

Annie est une star ici!

Nous nous faisons régulièrement accoster par des indiens, surtout des jeunes, qui veulent faire un (ou plusieurs) selfie avec elle. Parfois ils veulent aussi François dans la photo… 😉

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Voilà, nous sommes arrivés en Inde! Mumbaï/Bombai est une ville intéressante et un peu moins dépaysante que nous l’appréhendions. La très forte densité se ressent bien mais il y a moins de bruit et d’odeurs qu’anticipé, sans doute aussi car il ne fait pas trop chaud. La circulation est folle mais fluide et les chauffeurs semblent avoir développé l’utilisation d’un sens supplémentaire pour compenser : l’ouie. Un peu comme des chauves-souris, ils envoient sans cesse des coups de klaxon pour aviser leur entourage de leur présence. Ça ne fonctionne pas tout le temps car nous avons déjà assisté à un accrochage…

Ah oui, pour François Dupuis qui ne voulait pas lire de longs textes : Tout va ben!

Encore une journée à Mumbaï et on part lundi pour Udaipur…

A bientôt

J -4 !

Plus que quelques jours avant notre départ!

Notre itinéraire final: Inde (février), Népal (mars), Chine (avril) et Japon (début mai) où nous rejoindrons Éric, qui y sera notre guide, pour ensuite rentrer à Montréal.

Notre liste de choses à faire raccourcie mais en même temps il nous reste encore plein de petits détails à régler. Le plus gros défi sera sans doute de faire des choix dans ce que nous apportons ou pas…

L’Inde, la Chine et le Japon exigeront des valises « normales » avec des vêtements plutôt légers mais notre expédition au Népal requière de l’équipement particulier que nous ne souhaitons pas trimbaler pendant le reste du voyage. On pensait initialement se faire envoyer un sac à Katmandou mais ça n’est pas trop recommandé sur les sites de voyageurs. On essaiera sans doute donc d’amener le sac avec nous et de le confier au soin d’un hôtel en arrivant en Inde et de le récupérer juste avant le Népal puis, on le fera « shipper » à Montréal une fois l’expédition terminée…

Quoiqu’au moment précis d’écrire ces lignes, un « courrier privé » vient peut-être de se porter volontaire! Mauricio se joindra à nous pour le segment du Népal! 😉

Bref, toute sorte de petits trucs à régler mais on devrait être bon pour notre départ le 30 au soir direction Bombai en passant par Paris…

Nous venons de publiciser l’adresse de ce blogue dans notre entourage. N’hésitez pas à le partager dans notre réseau si jamais nous avons oublié de le faire auprès de certains.

Nous ne savons pas exactement à quelle fréquence nous mettrons des articles en ligne mais vous devriez pouvoir vous abonner avec un bouton « +Suivre » (qui devrait être en bas à droite de la page) et qui vous alertera de la publication d’un nouvel article.

En espérant que vous apprécierez nous lire et nous voir en photos…

Annie et François

Début d’une nouvelle aventure

Octobre 2018

Nous soulignerons sous peu notre 15e anniversaire en passant le weekend à Chicago mais c’est aussi le début d’un nouveau rythme de vie. Nous avons décidé de faire plus de place aux voyages dans l’espace que nous venons de créer dans nos vies jusqu’à présent si trépidantes.

C’est ainsi que nous avons décidé de partir 3 mois en 2019.  Pour l’instant, nous avons identifié l’Inde, le Népal et la Chine comme destinations. Peut-être un détour par le Japon à l’aller ou au retour.

Bref on commence à définir tout ça…

Par déformation professionnelle 😉 Annie nous a organisé un beau KanBan et on s’est doté de cartes pour commencer à définir et mieux visualiser notre itinéraire.

On commence à sentir l’excitation et la fébrilité d’un départ qui, bien qu’encore lointain, se rapproche inexorablement et devient plus concret.

A priori, nous partirions en février et commencerions avec l’Inde suivi du Népal en mars pour terminer en Chine en avril.

Ce site nous permettra de partager notre aventure avec nos proches et consigner nos impressions de voyage. Au plaisir de vous y retrouver…